Pal Waaktaar-Savoy (a-ha) parle de son album 'World Of Trouble'
resume Pål Waaktaar Savoy, le compositeur principale et guitariste de a-ha, a enregistré un nouvel album avec la chanteuse New Yorkaise Zoe Gnecco. Ensemble, ils sont « Waaktaar&Zoe » et l’album s’appelle World of Trouble.
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Pål Waaktaar Savoy, le compositeur principale et guitariste de a-ha, a enregistré un nouvel album avec la chanteuse New Yorkaise Zoe Gnecco. Ensemble, ils sont « Waaktaar&Zoe » et l’album s’appelle World of Trouble. Pål a écrit et produit les 10 chansons de l’album lequel est écouté souvent ici à SDE HQ. En fait, nous l’appelons : ce que l’album Cast in steel aurait dû être ...

Pål nous a appelé de sa maison à Brooklyn pour parler de ce projet, des réflexions sur le statut actuel de a-ha et confirme quelques rééditions à venir...

SuperDeluxeEdition: Comment ce projet vous est-il venue ?
Pål Waaktaar Savoy: C’était un accident heureux. J’avais du temps, je travaillais sur quelques trucs et je ne savais pas ce que cela allait donner. En quelque sort, je cherchais la prochaine chanson. Après une des pause de a-ha, je cherchais une issue pour me sortir du groupe et j’ai entendu Zoe chanter – Elle était dans un club - J’ai immédiatement aimé sa voix. Au début, je lui ai demandé de venir car elle pouvait peut être faire des demos de chansons, je l’ai donc présenté à des personnes, mais à la seconde où elle a commencé à chanter j’ai senti que je ne voulais prendre aucun autre projet que celui-là. Elle a fait sienne les chansons. Mais elle était très jeune à cette époque et cela a pris une bonne année, à essayer différentes chansons juste pour voir lesquelles seraient les plus naturelles pour elle. Elle venait toutes les deux semaines ce qui était cool d’une certaine façon parce que lorsque je commençais à écrire une nouvelle chanson j’étendais sa voix et je pensais comment elle pouvait correspondre. Donc c’est une bonne chose que cela arrive. Et puis, je n’étais plus dans le business depuis un temps, c’était cool d’entendre des choses avec son oreille et d’être en studio avec quelqu’un qui est un peu nouveau dans le métier.

SDE: Zoe a-t-elle produit quelque chose avant ses débuts ?
PWS: Non. C’était sa première fois. Mais son père [Jimmy Gnecco] est chanteur, dans le groupe rock Ours, donc elle est née et a grandi avec un studio à la maison. [Rire]. C’est aussi un chanteur formidable.

SDE: Votre écriture d’approche est-elle différente de celle pour Morten, par exemple ?
PWS: C’était bien pour cette raison ... essayer différentes chansons. J’écris les paroles à partir de mon point de vue, mais le sien est différent. Parfois, cela ne fonctionnait pas, mais parfois il y avait une sorte de dualité entre mon point de vue et le sien et cela donnait un sens... c’est aussi ça qui m’a fait ressentir que c’était cool. Ca a donné une autre tournure aux chansons. Je dirais que la moitié des chansons étaient des choses que j’avais avant et que l’autre moitié sont les choses que j’ai créé pour ça.

SDE: J’ai lu que Open Face était écrit pour Cast In Steel de a-ha, est-ce vrai ?
PWS: Oui, parce que les deux albums se chevauchait un peu. Et comme je le dis, lorsque j’écris, je ne pense pas que ce matériel va aller ici, et que celle-là est faite pour là. Donc, il y a quelques chansons du dernier album de a-ha Under The Makeup, Cast In Steel et Open Face, que Zoe a chanté en premier. Je débats toujours sur la meilleure version. Ça dépend de comment on le sens ... l’atmosphère est différente.

SDE: Donc vous êtes en train de nous dire qu’il y a une version terminé d’Open Face vs a-ha qui attend sur une étagère quelque part, ou qu’elle n’est pas achevé ?
PWS: Er... J’essaie de me souvenir ce qui s’est passé. Les procédures pour les albums de a-ha sont de plus en plus difficiles au fur et à mesure que nous avançons. Il y a temps de politique impliqué ...

SDE: Je vous demande ça, parce qu’un des attraits de la réalisation de ce disque – corrigez-moi si je me trompe – c’est que quelqu’un de jeune et au début de sa carrière soit susceptible d’être excité et enthousiasme à dire « oui » à des choses plus que les membres du groupe a-ha.
PWS. Oui. [pause] Vous savez ceux sont des choses très différentes. A-ha existe depuis très longtemps et il y a des ambitions contradictoires. Et nous vivons dans des pays différents, donc c’est un peu dur d’être en synchronisation pour chaque album et de rentrer dans le processus, pour moi, c’est si loin de la fin créatrice des choses, ça en devient de moins en moins intéressant. Je pense tout le temps à des choses (chansons) et s'ils ne finissent pas sur l'album désormais, je ne vais plus me battre bec et ongles pour qu’il y soit.

SDE: They To Me And I To You est une très vieille chanson? Qu’est-ce qui vous l’a fait dépoussiérer et la mettre dans l’album ?
PWS: Oui, et c’est arrivé sur la plupart des albums dont j’ai eu la charge, aussi bien Savoy que a-ha et avant ça, Bridges. C’est marrant comment on dispose des chansons et que soudain leur moment est venu. Quelques fois, lorsque je commence un album, je prends de vieilles notes pour m’aider et que je découvre des choses et pense « c’est cool », et tu en ressorts avec du matériel neuf. Pour They To Me And I To You – je l’avais essayé plusieurs fois auparavant, mais ce n’étais jamais le bon moment. Mais ça toujours été une chanson que j’aimais et elle a ce truc à la Phil Spector – c’est une chanson énorme. Mais pour diverses raisons lorsque Zoe l’a chanté – ça été une chanson de rupture – les paroles ont commencé à devenir vrai pour moi. Et, elle a ce timbre profond de voix lorsqu’elle chante les chœurs. Ce n’est pas comme Patti Smith, mais un peu plus dans cette veine ... plus que les chanteuses typiques de nos jours.

SDE: Vous avez produit cet album, vous avez joué la plupart des instruments dessus. Cherchiez-vous un son particulier ? Chaque chanson est différente bien sûr, mais Beautiful Burnout à l’atmosphère des années soixante ?
PWS: C’est tout ce dont la chanson à besoin, peu importe par qui/quoi elle a été inspirée. Tearful Girl est plus que ça – Je vie à Brooklyn - J’ai plus cette ambiance des groupes indie de Brooklyn. Mais, yep, au début pour Beautiful Burnout, j’ai eu un feeling totalement différent, mais ce qui fait battre mon cœur pour diverses raisons, c’est ce truc des années soixante, et ça a bien fonctionné avec le rythme de la mélodie. Mais j'écoute tant de style de musique et tant d'albums que ce genre de références peuvent simplement surgir et peuvent influencer une chanson d'aller dans une certaine direction.

SDE: Quel a été le processus de l’enregistrement ? Avez-vous voulu que Zoe chante des choses qui étaient peut-être presque fini, ou avez-vous passé plus de temps à travailler dessus, ou avez-vous fini toute la partie instrumentale et elle a chanté dessus ? Quel était le processus ?
PWS: Le plus souvent, j’avais les trucs sur lesquels j’avais travaillé et elle venait et cela fonctionné en partie. Mais je dirais que la moitié du temps, voire plus, j’ai découvert que le sens n’était pas le bon, donc nous avons dû tout refaire d’une autre façon. Mais alors des choses se sont passées lorsque nous les avons réenregistrées parce que sa voix apportée des éléments aux chansons. Ça était essaies et erreurs. C’est incroyable comment la signification et le tempo change l’impact de base d’une chanson. Mais j’ai un studio à la maison où je fais beaucoup de choses et j’y joue quelques morceaux de batterie les week-ends.

SDE: Bien sûre, vous avez votre autre groupe Savoy, mais vous avez le contrôle total des choses, c’est rafraichissant pour vous. Comme vous le dite, pas de politique. Vous pouvez faire un album entier composé uniquement de vos propres compositions.
PWS: C’est bien parce que celui-ci et tous les albums de Savoy ont été fait avant de les transmettre à la maison de disque. D’une certaine façon, vous enlevez tout ça et ça devient ... la seule échéance et pression que vous vous mettez à vous-même. C’est une approche plus libre et vous n’avez qu’à vous répondre. Et lorsque, peu importe la maison de disque, vous signez, vous savez qu’il aime cet album et pas les quatre autres qu’il espère que vous feriez par la suite ... C’est une chose très simple et une façon très naturelle de travailler pour moi.

SDE: Est-ce le début d'une nouvelle collaboration à long terme ou d'un projet ponctuel?
PWS: Eh bien ... Vous savez, nous n'avons pas vraiment pensé plus loin que celui-ci. J'ai beaucoup de nouvelles musiques sur lesquelles je travaille - j'ai un album de Savoy qui est fini, masterisé avec doit sortir pour septembre, puis ce sera le prochain et cet été un album unplugged de a-ha est prévu. Et enfin, je travaille sur de nouvelles choses mais je ne sais pas encore exactement où ça va ...

SDE: Dans un sens, en terme de carrière, vous sentez-vous responsable de Zoe ?
PWS: Oui, absolument. Je veux qu’elle ait toutes les options ouvertes. Nous étions en train de débattre du nom de l’album ... au début, je pensais que c’était juste pour elle, mais je me sentais bizarre d’avoir écrit toutes les chansons et de jouer dessus ... je le sentais plus comme une collaboration. Mais je suis sûre qu’elle fera d’autres albums toute seule.

SDE: Je suppose que travailler sur cet album n’est pas un mauvais tremplin !
PWS: Oui, et parce que nous n’avons pas utilisé ‘Zoe Gnecco’ pour ça, elle ne peut pas commercer par ses propres éléments, totalement seules, donc je pense qu’elle a toutes les options. Ce n’est pas quelque chose comme s’il faillait «chanter ici » ou ce genre de truc. Elle est totalement libre de faire ce qu’elle veut ...

SDE: Avez-vous prévu de faire des choses en live pour aider la promotion du disque ?
PWS: J’aimerai parce qu’elle a une voix puissante. J’essaie juste de voir comment cela peut être fait. L’idée de faire un double show m’amuse, où Savoy peut faire une partie et Zoe l’autre ... quelque chose comme ça, pour le rendre viable pour moi aussi.

SDE: Qu’en est-il pour aller au Royaume-Uni à un moment. Est-ce sur la liste ?
PWS: Eh bien, lorsque nous le ferons ce sera alors sur la liste. L’idée de base était de faire quelques festivals en premier cet été, mais cela va être un peu serré avec les concerts acoustiques de a-ha, donc on verra. Une fois que nous serons à la fin de l’été, à l’automne à cette période, je serai disponible, j’espère donc que ce sera le bon moment pour faire quelques concerts.

SDE: Avec un album comme celui-ci, le paysage musical/commercial a beaucoup changé ces derniers années, comment mesurez-vous le succès ? Est-ce écrire de bonnes chansons, est-ce vendre une certaine quantité, ou avoir un hit ?
PWS: [Rire] J’ai réalisé pas mal d’albums maintenant, je vois que ce que je fais pour mes albums n’est pas en harmonie avec ce qui passe à la radio ... vous savez, j’ai accepté ces choses, est-ce que cela doit se passer comme ça ? Parfois, vous créez des choses qui sont faciles à jouer et d’autres fois, c’est moins facile, c’est comme ça ... c’est dur pour moi, pour la personne que je suis, de chasser le bon angle pour la radio. Même pour a-ha, une fois que nous avions fait les choses qui nous teneaient à cœur, nous devions toujours nous battre avec la maison de disque pour voir nos singles sortir. Vous avez à faire ce que vous faite et en quelque sorte donner des coups de pied pour l’obtenir et espérer trouver un public. A long terme, j’ai pris un peu de recul avec ce genre de chose. Tous les albums que vous avez sortie ne peuvent pas être jugé après trois mois – certains demandent un peu plus de temps. C’est pourquoi, beaucoup d’albums que j’aime ont pris plus de temps ... donc vous venez avec vos tripes et faite ce que vous faite en espérant le meilleur.

SDE: J’ai été très heureux de voir qu’au moins vous avez sorti Beautiful Burnout en single disque vinyle parce que pour les gens qui aiment acheter des disques palpables, c’est frustrant de voir toutes ces choses en digitale ...
PWS: Yep, pour moi aussi. C’est bien d’avoir cette sorte de ... ‘preuve’ [Rire]

SDE: Avez-vous enregistré plus de dix chansons sur cet album ? Y en a-t-il sur une étagère qui sortirons peut-être en face B ou en édition spéciale ?
PWS: Oui, je pense que globalement nous voulions 20 ou 25 chansons.

SDE: A propose de a-ha... J’ai lu sur le site internet un retour avec une tournée acoustique/unplugged. Est-ce qu’il est prévu un album studio acoustique ?
PWS: On n’a pas encore décidé. Nous savons juste que nous allons faire quelque chose d’acoustique. [Rire]

SDE: J’ai lu récemment une interview où vous dites que vous n’êtes pas très content de la nouvelle production de a-ha ? Qu’est-ce que vous voulez dire par là ?
PWS: C’est principalement le fonctionnement que nous mettons nous-même en place qui semble être inutilement dur. Je pense que nous essayons à chaque fois de nous retrouver nous-même, mais c’est difficile. Et pour le dernier album, il n’y avait pas vraiment beaucoup de temps où nous étions ensemble en studio, et je n’en suis pas fan. C’est juste devenu beaucoup de personnes différentes faisant différentes choses à différents endroits. Et la sorte de bruit sonore que vous sortait de ça, fait avec d’autres types d’éléments, ce n’est juste pas inspirant pour moi. Le sentiment que vous avez, c’est que les choses doivent être faites plus facilement.

SDE: Est-ce que le problème est juste d’avoir trop de producteurs, trop de personne qui écrivent ? A la vieille époque, vous écriviez la plupart des chansons et probablement qu’il y avait qu’un seul producteur pour l’album. Est-ce qu’il y a trop de personnes qui essayent d’influencer les éléments de création ?
PWS: Oui, mais je me fiche des discutions ou des batailles lorsque nous sommes dans la même pièce. Vous voulez entendre une chanson de cette façon ? On a la joue maintenant, ici. Après, on la joue de ma façon et vous l’entendrez tout de suite, au lieu de la transformer de long en largue, avec cinq autres personnes ... alors ça devient plus politique. C’est pourquoi j’aime être face à face dans la même pièce, peu importe l’opinion des gens. C’est ce que nous avions au début bien que nous ayons les mêmes disputes, au moins on finissait comme ça à rendre heureux tout le monde.

SDE: Est-ce que cela signifie qu’un autre album studio pour a-ha est peu probable ?
PWS: C’est toujours probable. Vous savez qu’il n’y a pas moins de talent maintenant qu’il n’y en a jamais eu, nous devons être capables de nous forcer pour travailler ensemble. Nous devons retourner dans un studio, un producteur, y aller et en venir à bout.

SDE: Quel est l’arrière-pensée derrière cette tournée acoustique ? Est-ce juste l’idée de faire quelque chose de différent sous la bannière de a-ha ?
PWS: Nos chansons ont tendances à être écrites avec une guitare acoustique ou un piano, cela a toujours bien traduit la forme que nous voulions leur donner – et c’est aussi ce que dise les gens : ‘ vous devriez faire un album acoustique’.

SDE: Est-ce que cela signifie que vous allez jouer dans des lieux plus petits, plus intime ?
PWS: Pour le moment ça ressemble à la même taille [que d’habitude], donc ça sera le challenge.

SDE: Si je comprends bien, nous pouvons attendre avec impatience la réédition de Major Earth Minor Sky and Lifelines dans un future proche?
PWS: Oui

SDE: Évidemment, depuis qu’il y a autant de demos, vous et le groupe avez été très impliqué dans les rééditions. Comment avez-vous apprécié ce processus ?
PWS: C’était bien. Nous avons creusé profondément dans les archives pour essayer de trouver diverses choses sur des cassettes et de vieux DAT. Nous avons trouvé quelques trucs et ensuite le type de la maison de disque part et essaie de trouver le même enregistrement avec une meilleur qualité, parce que souvent nous avions des copies, mais ce n’est pas le master et cela devient un mécanisme ‘ où est ce que j’ai fini par mettre ce truc’. C’est un long travail de détective pour comprendre où les choses ont fini.

SDE: C’était aussi l’opportunité de réévaluer le travail fait à cette période. Minor Earth Major Sky était votre ‘comeback’ album. Comment vous reflétez vous par rapport à cette enregistrement ?
PWS: C’était bien de se rappeler cet album. Une bonne période, avec beaucoup de matière. Il y aurait dû y avoir quelques bons retours sur cette sortie. Il a fallu lutter un peu plus pour Lifeline. Nous étions fatigués de travailler avec cinq ou six producteurs différents, ça été le premier album où tout a été dispersé à différents endroits. Le bon côté est que cela à donner différentes versions et sons que l’on peut réutiliser pour une réédition.
Pål Waaktaar Savoy a parlé à Paul Sinclair pour SuperDeluxeEdition.com. World Of Trouble by Waaktaar & Zoe est sorti.


Information : Rédition de Minor Earth Major Sky et Lifelines sont attendu pour 2017


Interview réalisée le 16 mars, 2017 par Paul Sinclairtags (superdeluxeedition.com) et traduite pour A-ha France par Karine Gorski-Murat. Vous êtes autorisé à diffuser partiellement cette traduction sous réserve d'ajouter un lien vers cette publication.