A-ha au Wembley Arena 07-12-2005

J’ai comme une révélation environ douze minutes après mon entrée dans Wembley Arena. Tandis que j’erre avec une canette de Carling à la main en méprisant tous ces tristes vieux idiots sortis par un soir de pluie pour assister au concert d’un tas de has-been scandinaves qui n’ont plus été à la mode depuis que les Reynolds Girls étaient classées au Top10, j’en arrive a un constat mortifiant ; je suis l’un d’eux.
Parce que je dois avouer être réellement excite quand le groupe entre en scène. Mags, avec sa coiffure en épis qui cache, il me semble, un début de calvitie, est le comique bavard et sympa. Morten tente encore courageusement une attitude d’introspection pensive dans un tee-shirt gris moulant. Et, source d’inquiétude, Pal Waaktaar (celui qui ne plaisait physiquement a personne), s’est transforme en sosie parfait de Jasper Carrot (ndlt : un comique britannique : http://www.jaspercarrott.com/ pour voir sa photo…). Et voici qu’arrivent les problèmes... Ils jouent beaucoup de nouveaux titres ! Je me risque à deviner que 95% du public souhaite juste entendre les hits, danser de façon embarrassante en bougeant a peine les pieds et se dire fièrement que la vie était vraiment géniale en 1986. Aussi bons soient les nouveaux titres (Analogue et Cosy Prisons par exemple), ils n’arrivent pas à la cheville des anciens hits, et on a le sentiment que les gars sur scène le savent aussi. On dirait Roberto Carlos en train de tirer CE coup franc, ou Kevin Costner dépensant ses propres deniers pour faire des films de plus en plus nuls parce qu’il ne peut pas recréer le succès de Danse Avec Les Loups.
Mais si on parle des hits… eh bien, a-ha a écrit des chansons plutôt décentes dans sa carrière – honnêtement – et j’avais un peu oublie comment certaines étaient bien. Je défie n’importe qui de ne pas commencer de ne pas piailler de façon embarrassante les paroles de Hunting High & Low au moment de "she's got to gooooo - AWAAAAAAAY". Ou de ne pas se surexciter légèrement a jouer le jeu avec le groupe pendant The Living Daylights, et donc me voila de retour dans la bande des tristes vieux idiots quand je réalise que la première fois ou j’ai entendu Manhattan Skyline fut dans Jim’ll Fix It!! (ndlt : programme britannique de divertissement familial le samedi soir qui a dure des années 70 aux années 90). Finalement a-ha joue tous les hits qui bougent et qui font plaisir au public, mais helas ne peuvent souvent resister a la tentation d’essayer de prouver qu’ils sont un vrai groupe et pas un groupe se basant sur la nostalgie.
Le summum de la soirée est 'The Sun Always Shines on TV' – quelle chanson, et je combattrai jusqu’a la mort ceux qui osent soutenir le contraire. A la fin du concert, tout le monde rentre heureux chez soi – le public satisfait par les hits, et le groupe d’avoir dit qu’ils viennent de sortir un nouvel album.
Et je pense que j’ai eu ce a quoi je m’attendais – Morten peut toujours atteindre des notes exceptionnelles, Mags peut toujours charmer la gente féminine et Paul reste le vilain petit canard qui aurait du mal a obtenir des demandes d’autographes de ses propres fans.
Par Kevin Chesters
(traduction par SanUK de aha-fr.com)