Vous connaissez COLD WAR KIDS ? NON ? Il s'agit d'un groupe californien composé de M Willett, Matt Aveiro, Matt Maust et Jonnie Russell. Après avoir sorti quelques EP en 2006 le groupe sort son premier album "Robbers and cowards" à la fin de l'année 2006 et avec deux singles très percutant, "Hang me up to dry" et "We used to vacation" le groupe jouit d'une reconnaissance plus importante en Europe qu'en Amérique.
Ca sonne comme quoi au juste ?? Ca c'est une sacrée bonne question, disons que pour faire court c'est une sorte de pop intemporelle aux racines profondément ancrées dans une certaine tradition musicale américaine. De la pop au blues, du rock à la folk, les histoires de Cold wxar kids envoient balader toutes véléités d'étiquettes, et s'imposent comme des histoires à part entière. Pour faire une comparaison je dirais que Cold war kids c'est un soupçon de Arcade fire, de Velvet underground, un peu des Pogues et de Tom Waits. Groupe vraiment phénomène, la voix du chanteur est vraiment hallucinante et j'adore ces titres qui partent dans tous les sens musicalement parlant.
Pour ceux qui aimerait se faire une idée sur Cold war kids je vous invite à regarder l'album de la semaine du 12 au 16 février vers 18.10 sur CANAL + en clair http://www.canalplus.fr/pid56.htm
Site officiel : http://www.coldwarkids.com/
COLD WAR KIDS
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Martin
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Le clip de "We used to vacation" http://www.youtube.com/watch?v=mK-0WcWpiUY
Le clip de "Hang me up to dry" http://www.youtube.com/watch?v=snQW28vYH8s
Le clip de "Hang me up to dry" http://www.youtube.com/watch?v=snQW28vYH8s
a-ha, groupe de légende, mais groupe incompris.
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Martin
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Voici la critique du magazine LES INROCKUPTIBLES, semaine du 13 au 19 février concernant l'album "Robbers & cowards" de Cold war kids
Robbers & Cowards
sortie févr. 2007 (V2)
Questions pour un champion, spécial rock : "Je suis un groupe composé de quatre musiciens de sexe mâle… Je viens de Californie… Je suis influencé par la musique du sud des Etats-Unis… Mon chanteur a le bourdon mais de l’énergie à revendre… La moitié de mes chansons sonnent comme des tubes éternels, et l’autre moitié comme des tubes du moment… Mon nom s’écrit en trois mots… Et je suis… Et je suis…" "Creedence Clearwater Revival !" meugle Jean-Michel, 55 ans, qui les a vus en 1969 au festival des Très Vieilles Charrues. "Cold War Kids !" couine Killian, 18 ans, qui les a découverts la semaine dernière sur YouTube. Un nuage de perplexité recouvre le regard azuréen de Julien Lepers. Ne nous fâchons pas : Jean Michel et Killian ont raison tous les deux.
Comme Creedence à son époque, les Cold War Kids se situent au croisement spatio-temporel de la tradition et de la modernité. Leur musique est une auberge espagnole, ou une cantina mexicaine, dans le quartier hype et étudiant d’une ville américaine. Elle évoque une bastard-pop improbable, un mix inédit entre l’intensité soul d’Otis Redding, la nonchalance slacker de Pavement et le souffle à la fois épique et inquiet qu’on peut entendre chez Arcade Fire. Sur les pochettes de leurs disques (quelques maxis l’an dernier et un premier album qui vient de sortir), très graphiques, ils mélangent les langues (anglais, français, espagnol) et font tout pareil avec la musique. D’ailleurs, le premier instrument du batteur fut une guitare, alors que le guitariste a découvert la musique grâce à un oncle prof de batterie. Ils ont des mélodies catchy, voire faciles, mais les structures de leurs chansons sont totalement free-style. "C’est le bazar", explique les membres du groupe à propos de leurs influences musicales.
Sur une base basse/batterie millésime groove after-punk, leurs chansons partent dans tous les sens. Piano bastringue, guitares surf, voix très haut perchée (le chanteur Nathan Willett évoque parfois Jack White, voire Meg), phrasé rap à l’occasion… Une chanson des Cold War Kids, c’est au moins dix bonnes idées jetées dans une valise à la va-vite, avant la fuite. On ne sait jamais où les Cold War Kids vont nous emmener. Mais on sait d’où ils viennent. D’abord, de la grande banlieue de Los Angeles. Selon certaines informations, non confirmées par les intéressés qui ne semblent pas décidés à porter la lourde croix du "christian rock", les Cold War Kids se seraient rencontrés dans une université évangéliste. De plus, le guitariste Jonathan Russell serait fils d’un homme d’Eglise – car oui, aux Etats-Unis, on peut être fils de curé, et c’est aussi ce qui fait la grandeur de ce pays.
Stéphane Deschamps
13 févr. 2007
LES INROCKUPTIBLES
Du 13 au 19 février 2007 - No 585
Robbers & Cowards
sortie févr. 2007 (V2)
Questions pour un champion, spécial rock : "Je suis un groupe composé de quatre musiciens de sexe mâle… Je viens de Californie… Je suis influencé par la musique du sud des Etats-Unis… Mon chanteur a le bourdon mais de l’énergie à revendre… La moitié de mes chansons sonnent comme des tubes éternels, et l’autre moitié comme des tubes du moment… Mon nom s’écrit en trois mots… Et je suis… Et je suis…" "Creedence Clearwater Revival !" meugle Jean-Michel, 55 ans, qui les a vus en 1969 au festival des Très Vieilles Charrues. "Cold War Kids !" couine Killian, 18 ans, qui les a découverts la semaine dernière sur YouTube. Un nuage de perplexité recouvre le regard azuréen de Julien Lepers. Ne nous fâchons pas : Jean Michel et Killian ont raison tous les deux.
Comme Creedence à son époque, les Cold War Kids se situent au croisement spatio-temporel de la tradition et de la modernité. Leur musique est une auberge espagnole, ou une cantina mexicaine, dans le quartier hype et étudiant d’une ville américaine. Elle évoque une bastard-pop improbable, un mix inédit entre l’intensité soul d’Otis Redding, la nonchalance slacker de Pavement et le souffle à la fois épique et inquiet qu’on peut entendre chez Arcade Fire. Sur les pochettes de leurs disques (quelques maxis l’an dernier et un premier album qui vient de sortir), très graphiques, ils mélangent les langues (anglais, français, espagnol) et font tout pareil avec la musique. D’ailleurs, le premier instrument du batteur fut une guitare, alors que le guitariste a découvert la musique grâce à un oncle prof de batterie. Ils ont des mélodies catchy, voire faciles, mais les structures de leurs chansons sont totalement free-style. "C’est le bazar", explique les membres du groupe à propos de leurs influences musicales.
Sur une base basse/batterie millésime groove after-punk, leurs chansons partent dans tous les sens. Piano bastringue, guitares surf, voix très haut perchée (le chanteur Nathan Willett évoque parfois Jack White, voire Meg), phrasé rap à l’occasion… Une chanson des Cold War Kids, c’est au moins dix bonnes idées jetées dans une valise à la va-vite, avant la fuite. On ne sait jamais où les Cold War Kids vont nous emmener. Mais on sait d’où ils viennent. D’abord, de la grande banlieue de Los Angeles. Selon certaines informations, non confirmées par les intéressés qui ne semblent pas décidés à porter la lourde croix du "christian rock", les Cold War Kids se seraient rencontrés dans une université évangéliste. De plus, le guitariste Jonathan Russell serait fils d’un homme d’Eglise – car oui, aux Etats-Unis, on peut être fils de curé, et c’est aussi ce qui fait la grandeur de ce pays.
Stéphane Deschamps
13 févr. 2007
LES INROCKUPTIBLES
Du 13 au 19 février 2007 - No 585
a-ha, groupe de légende, mais groupe incompris.
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Martin
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- Enregistré le : jeu. déc. 13, 2001 1:00 am
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Voici d'autres critiques de l'album "Robbers and cowards" de Cold war kids.
Magazine ROCK YOU de février.
P. 64
Robbers and cowards
(V2 music)
Soyons clair, le premier album de Cold war kids est excellent : frais, jouissif, entraînant et innovant. Néanmoins, il y a quelque chose dans leur si rapide ascension sur l'échelle de la hype qui nous rappelle un peu trop les premiers succès de Clap your hands say yeah, et du coup, chat échaudé craint l'eau froide, on a un peu eu peur que, à terme, ils nous déçoivent, notamment sur scène. Il faudra vérifier. En attendant, on déguste, avec gourmandise, cet indie rock américain très marqué par le folk, le blues et le gospel, et on expérimente le délice du plaisir renouvelé à chaque écoute de cet album.
*****
Magazine ROCK ONE de février
P. 82
Robbers and cowards
(V2/Warner)
On va devoir réviser notre jugement sur le rock californien. Exit l'image punk mélodique, place à une pop intemporelle, aux racines profondément ancrées dans une certaine tradition musicale américaine. On ne s'aventurera guère à comparer directement la musique de ce groupe déjà phénomène à qui que ce soit. Toujours est il qu'elle est de celle, ambitieuse et exigeante, qui réussit à faire mouche directement. Ils se disent fans du Velvet underground, des Pogues et de Tom Waits, et, sur leur premier album, n'ont effectivement pas oublié le supplément d'âme qui, souvent accompagne les compositions de ces artistes. De la pop au blues, du rock à la folk, les histoires de Cold war kids envoient balader toutes véléités d'étiquettes, et s'imposent comme des histoires à part entière. Quant à nous, on n'en ressort pas tout à fait indemnes...
8/10
Magazine ROCK SOUND de février
P. 91
Robbers and cowards
(V2 music)
La bonne surprise pop rock du mois ne nous vient pas d'Angleterre, mais de Californie. Découverte des dernières Transmusicales de rennes, Cold war kids nous séduit dès les premières notes de piano de l'excellent "We used to vacation", par son grrove et la voix haut perchée de Nathan Willet qui vient talonner Andrew Stockdale de Wolmother. Robbers and cowards est une mine de tubes plus rock qu'ils n'y paraissent "Hang me up to dry", qui nous surpennent au détour d'un refrain par une guitare noisy qui s'emballe ou un piano désaccordé. Imaginez les Whites stripes tapant le boeuf avec Yo la tengo, et vous obtenez un superbe premier album qu'on est impatient de voir vivre sur scène. Vous chantiez ? Et bien, dansez maintenant !
**** = Super
A suivre, la critique ROCK N FOLK.
Magazine ROCK YOU de février.
P. 64
Robbers and cowards
(V2 music)
Soyons clair, le premier album de Cold war kids est excellent : frais, jouissif, entraînant et innovant. Néanmoins, il y a quelque chose dans leur si rapide ascension sur l'échelle de la hype qui nous rappelle un peu trop les premiers succès de Clap your hands say yeah, et du coup, chat échaudé craint l'eau froide, on a un peu eu peur que, à terme, ils nous déçoivent, notamment sur scène. Il faudra vérifier. En attendant, on déguste, avec gourmandise, cet indie rock américain très marqué par le folk, le blues et le gospel, et on expérimente le délice du plaisir renouvelé à chaque écoute de cet album.
*****
Magazine ROCK ONE de février
P. 82
Robbers and cowards
(V2/Warner)
On va devoir réviser notre jugement sur le rock californien. Exit l'image punk mélodique, place à une pop intemporelle, aux racines profondément ancrées dans une certaine tradition musicale américaine. On ne s'aventurera guère à comparer directement la musique de ce groupe déjà phénomène à qui que ce soit. Toujours est il qu'elle est de celle, ambitieuse et exigeante, qui réussit à faire mouche directement. Ils se disent fans du Velvet underground, des Pogues et de Tom Waits, et, sur leur premier album, n'ont effectivement pas oublié le supplément d'âme qui, souvent accompagne les compositions de ces artistes. De la pop au blues, du rock à la folk, les histoires de Cold war kids envoient balader toutes véléités d'étiquettes, et s'imposent comme des histoires à part entière. Quant à nous, on n'en ressort pas tout à fait indemnes...
8/10
Magazine ROCK SOUND de février
P. 91
Robbers and cowards
(V2 music)
La bonne surprise pop rock du mois ne nous vient pas d'Angleterre, mais de Californie. Découverte des dernières Transmusicales de rennes, Cold war kids nous séduit dès les premières notes de piano de l'excellent "We used to vacation", par son grrove et la voix haut perchée de Nathan Willet qui vient talonner Andrew Stockdale de Wolmother. Robbers and cowards est une mine de tubes plus rock qu'ils n'y paraissent "Hang me up to dry", qui nous surpennent au détour d'un refrain par une guitare noisy qui s'emballe ou un piano désaccordé. Imaginez les Whites stripes tapant le boeuf avec Yo la tengo, et vous obtenez un superbe premier album qu'on est impatient de voir vivre sur scène. Vous chantiez ? Et bien, dansez maintenant !
**** = Super
A suivre, la critique ROCK N FOLK.
a-ha, groupe de légende, mais groupe incompris.
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Martin
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Magazine ROCK N FOLK de février
P. 80
Robbers and cowards
(V2)
Cold war kids. Si une cérémonie se chargeait chaque année de décerner le prix du meilleur nom de groupe, ces quatre californiens réunis en 2004 du côté de Fullerton gagneraient haut la main. Les "Enfants de la guerre froide" ! Magnifique. Derrière ce sobriquet géopolitique, pas de mélodies nucléaires ni d'attaques soniques de riposte, mais simplement une pop presque champêtre, évoquant autant Jets to Brazil, Built to spill, Clap your hands say yeah, que Dylan, Jeff Buckley et Neil Young. Les Cold war kids égrènent leurs notes à la fois douces-amères et presque enfantines, le temps de douze morceaux irréprochables. Chronique du quotidien, quand l'absurde dessine de nouvelles voies, quand la normalité peut se transformer en une odyssée immobile, la musique ici prend son temps et ne cherche pas systématiquement le gimmick rassembleur. Merci. On se dit que si Beck avait été moins paillettes et scientologie, il ferait aujourd'hui ce genre de disque ambitieux, décalé et personnel. Les Cold war kids semblent chanter les pages d'un roman américain non encore écrit, où les cow-boys seraient descendus de leur monture et où la multiplication des néons ne rendrait pas forcément heureux. On retrouve ici le désenchantement d'un Fante et d'un Salinger, aussi leur capacité à toujours fréquenter l'humanité, malgré sa saloperie et sa lâcheté. Ce disque, qui propose deux directions, la première plus évidente, avec des morceaux qui entraînent, la seconde faisant plus appel aux esprits, demandant à l'auditeur de fermer les yeux et de partir loin du monde, est un beau cadeau hivernal. Un songe.
**** = Splendide
P. 80
Robbers and cowards
(V2)
Cold war kids. Si une cérémonie se chargeait chaque année de décerner le prix du meilleur nom de groupe, ces quatre californiens réunis en 2004 du côté de Fullerton gagneraient haut la main. Les "Enfants de la guerre froide" ! Magnifique. Derrière ce sobriquet géopolitique, pas de mélodies nucléaires ni d'attaques soniques de riposte, mais simplement une pop presque champêtre, évoquant autant Jets to Brazil, Built to spill, Clap your hands say yeah, que Dylan, Jeff Buckley et Neil Young. Les Cold war kids égrènent leurs notes à la fois douces-amères et presque enfantines, le temps de douze morceaux irréprochables. Chronique du quotidien, quand l'absurde dessine de nouvelles voies, quand la normalité peut se transformer en une odyssée immobile, la musique ici prend son temps et ne cherche pas systématiquement le gimmick rassembleur. Merci. On se dit que si Beck avait été moins paillettes et scientologie, il ferait aujourd'hui ce genre de disque ambitieux, décalé et personnel. Les Cold war kids semblent chanter les pages d'un roman américain non encore écrit, où les cow-boys seraient descendus de leur monture et où la multiplication des néons ne rendrait pas forcément heureux. On retrouve ici le désenchantement d'un Fante et d'un Salinger, aussi leur capacité à toujours fréquenter l'humanité, malgré sa saloperie et sa lâcheté. Ce disque, qui propose deux directions, la première plus évidente, avec des morceaux qui entraînent, la seconde faisant plus appel aux esprits, demandant à l'auditeur de fermer les yeux et de partir loin du monde, est un beau cadeau hivernal. Un songe.
**** = Splendide
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"Robbers and cowards" entre directement à la 1ère position des ventes d'albums en Angleterre, en 8e position en France, en 6e position au Canada et no 2 aux USA. WHAT A HOT SHOT DEBUT !!!! :-D
a-ha, groupe de légende, mais groupe incompris.
